Quand Daniel Crozes romance l’histoire de la Citoyenne Sorgue, un personnage aveyronnais dont les combats résonnent encore aujourd’hui

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Le romancier aveyronnais s’est penché sur l’histoire de ce personnage aveyronnais qui mena à la fin du XIXe et au début du XXe des combats qui font plus que jamais écho aujourd’hui, au point de faire trembler de nombreux dirigeants européens.

Pour son nouveau roman, Daniel Crozes s’est penché sur un personnage historique au caractère bien trempé et aux combats bien contemporains. Antoinette Durand de Gros appelée la Citoyenne Sorgue. Si l’histoire de cette femme apparaît ci ou là dans quelques recueils d’histoire, c’est inversement proportionnel à la crainte que cette Aveyronnaise a pu susciter entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe. Elle fut même affublée du titre de « femme la plus dangereuse d’Europe » pour avoir notamment répandu les méthodes syndicalistes françaises en Italie et Grande-Bretagne.

Place des femmes, retraite, durée du temps de travail, des sujets d’actualité que cette femme a portés haut en bousculant, le mot est faible, le conservatisme ambiant. Mais si c’est avec son regard d’historien que Daniel Crozes a exhumé les documents sur l’histoire passionnante de cette femme, qui reste une référence dans les manuels du combat ouvrier, c’est bien le romancier qui livre « La femme du diable ». « C’est un roman librement inspiré de la vie d’Antoinette Durand de Gros », précise-t-il en préambule, pour lequel il s’amuse à dire que « tout est vrai et tout est inventé ».

Pourquoi la « Citoyenne Sorgue » ?

L’histoire romancée d’une personnalité hors norme telle que la Citoyenne Sorgue (anagramme de gros au féminin), présentée comme une anarcho-syndicaliste et féministe, mêlée aux références de la grande histoire, mais aussi des « petites » comme les grèves des cabanières à Roquefort, des ouvriers à Decazeville, en y ajoutant l’ambiance du moment dans les rues de Rodez ou les villages des environs, donne un roman qui ravira les fans de l’auteur aveyronnais, mais aussi ceux qui se passionnent pour l’histoire.

Cela donnera aussi l’occasion aux Ruthénois de mieux connaître Joseph Pierre Durand de Gros, le grand-père d’Antoinette, dont une des artères très fréquentées de la ville porte le nom. Un personnage lui aussi, billant agronome, avant-gardiste, dont le domaine était établi à Arsac, aux portes de la ville.

Quant à la Citoyenne Sorgue, elle dispose bien d’une dénomination de rue. Une discrète impasse au nord de la ville, comme pour rappeler que c’est dans le dénuement le plus total que cette femme est décédée, à l’âge de 60 ans, à Londres. Comme si nombre de dirigeants étaient soulagés de ne plus avoir affaire avec cette meneuse de grève, cette « Femme du diable ».

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